Journée d’études
Représentations publiques et plastiques
de la personne handicapée

Vendredi 12 novembre, de 08h00 à 18h00
Salle communale de Plainpalais

52 rue de Carouge, Genève

09h15: A quoi tient l’efficacité de l’art?
L’art, l’artiste et la «démocratie des individus»

Les usages sociaux de l'art connaissent aujourd'hui une vogue grandissante. Le champ social témoigne d'une certaine mobilisation de l'art et des artistes, mouvement qui ne se limite pas à l'école ni même à l'éducation: il gagne de nombreux pans de la société, de l'hôpital à la prison, de l'entreprise aux banlieues chaudes ou pas. A quoi tient donc l'efficacité supposée de l'art? Le recours croissant à l'art et aux artistes ne relève pas, ne relève plus de l'art thérapie. Il serait plus approprié d'en appeler à une efficacité anthropologique: l'appel à l'art passe par la reconquête de l'expérience esthétique comme expérience humaine fondatrice. Il s'agit donc de reprendre la question de la place et du rôle de l'art dans une approche résolument philosophique avec deux ou trois questions finalement très simples mais essentielles: Qu'attendons-nous de l'art? Pourquoi cette expérience et ce sentiment inhérents à la rencontre de l'art – ce qu'on appelle l'expérience esthétique, le sentiment esthétique – sont-ils importants? Pourquoi sommes-nous convaincus qu'il n'y a pas d'éducation accomplie, pas d'accomplissement humain, sans l'accès de chacun et de tous à cette expérience là?

Alain Kerlan est philosophe, Professeur des Universités en Sciences de l'éducation à l'Université Lyon2, où il dirige l'Institut des Sciences et des Pratiques d' Education et de Formation (ISPEF). Ses travaux s'intéressent notamment à la place croissante que prend la dimension esthétique dans la culture et les pratiques sociales contemporaines.